Les conditions de travail

« C’est déjà sous une rafale de coups qui font très mal, qu’on doit courir chercher une pelle et une pioche, courir encore pour se rassembler par petits groupes, courir toujours, pour aller à l’endroit prévu et commencer aussitôt à piocher (…).


Les coups redoublent. (…) ils pleuvent drus. Pour que ce ne soit pas toujours le même qui écope, chacun prend volontairement la mauvaise place, à tour de rôle. Alex, le chien de Fernandel [surnom

du SS Ehrmanntraut] est souvent de la partie. Sur ordre, il mord tous les mollets qui se trouvent à  sa portée, sauf ceux des Kapos. Quand un manche de pioche ou de pelle est cassé sur notre dos, les matraqueurs démanchent avec dextérité une autre pioche ou une autre pelle et ça recommence, ou, plutôt, ça continue. »
Max NEVERS


« L’hiver, il y avait un mètre, parfois 1m50 de neige. Des journées entières on chargeait de la neige : on la mettait dans des brouettes »
Roger CULERON