Le réveil, la toilette

« Nous allions (…) aux lavabos (…). Le chef du Block nous obligeait à être tous torses nus et mouillés jusqu'au bas des reins. L'eau était glacée, celui qui n'avait pu accéder assez vite aux lavabos était ensuite immédiatement matraqué (…) nous étions 140 hommes [dans le block] et il était matériellement impossible de se laver en même temps ».

René FERON

« Voilà la vie que nous allions vivre.
Pour nous, dès le lundi, le régime normal commence. Levés à 4h ¼ sur une injonction impérieuse du chef de chambre, un gros Allemand communiste interné depuis 8 ans, à la main lourde, mais cependant pas trop mauvais bougre. Nous nous précipitons nus au lavabo pour nous laver à l’eau glaciale.».
André RAGOT