Jacques BAUDRY

« Mes pauvres parents chéris,

On va m’arracher cette vie que vous m’avez donnée et à laquelle je tenais tant. C’est infiniment dur pour vous et pour nous. J’ai eu la chance de savoir, avant de mourir, que vous étiez courageux. Restez-le, surtout ma petite maman que je t’embrasse de tout mon pauvre cœur.
Mes pauvres chéris, j’ai accepté le combat, vous le savez. Je serai courageux jusqu’au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous serez quand même heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Je veux retourner à Douchy (Loiret) à côté de pépère et mémère. J’aurais voulu vivre encore pour vous aimer beaucoup. Hélas ! je ne peux pas ! la surprise est amère. »