La Commission exécutive du Comité national

À l'origine, un Comité national pour l’érection d'un mémorial de la déportation au Struthof est créé par décret le 13 octobre 1953. Elle a pour ambition d’organiser la souscription nationale pour l’édification d’un monument en hommage aux victimes de la déportation, annoncée le même jour.

Celui-ci est supplanté par la création d'une Commission exécutive du Comité national le 2 décembre 1954, par décret. Elle a la charge de prendre toutes mesures utiles pour l'édification du Mémorial et, par la suite, de sa conservation.

Dans les années 1960, elle acquiert de nouvelles missions sous l'impulsion du ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre, Jean Sainteny (ancien chef du réseau Alliance en Normandie). Ses membres sont nommés par décret. Ils sont consultés pour l'organisation de la cérémonie nationale du mois de juin. La Commission se réunit alors plusieurs fois par an et participe à l’entretien du camp, à la création d’un musée au sein d’une des baraques et implante la statue d’un gisant à l’entrée du site.

Aujourd'hui encore, une Commission exécutive, composée d’anciens résistants et déportés, constitue l’autorité morale assurant la pérennité du site de Natzweiler-Struthof, dans le respect de l'histoire et de la mémoire. Les membres de la Commission sont les gardiens de la mémoire, en veillant à ce que soit transmis aux visiteurs l’histoire du camp et le souvenir de ses déportés.

En plus de l'organisme officiel de la Commission, différentes associations et Amicales coexistent. Elles ont toutes pour but de permettre aux anciens détenus et leurs familles de rester en contact les uns avec les autres, de perpétuer le souvenir des disparus et de diffuser le sens de leur combat.