Le camp, lieu d'exécutions

Réseau Alliance et GMA-Vosges

Le 1er septembre 1944, 106 résistants du réseau Alliance et 36 résistants du Groupe mobile Alsace-Vosges étaient conduits au camp de concentration de Natzweiler-Struthof pour y être sauvagement assassinés.

Reportage de France 3 Alsace sur la cérémonie d'hommage organisée le 31 août 2014

Histoire de la résistance et de la déportation dans la vallée du Rabodeau: Résistance et déportation

 

 

 

Les femmes du SOE

Le 6 juillet 1944, quatre femmes britanniques et françaises, agents de laison du Special Operations Exucutive ( SOE ) parachutés en France, ont été exécutés par injection.

Andrée BORREL et Sonia OLSCHANEZKY étaient françaises, Vera LEIGH et Diana ROWDEN, britanniques. Arrêtées au cours des années 1942-1943, incarcérées en prison en France et en Allemagne, elles ont été amenées au camp de Natzweiler-Struthof pour y être exécutées en juillet 1944.

Les jeunes de Ballersdorf

La Gestapo de Strasbourg utilisait aussi le camp comme lieu d'exécution. Ainsi, en 1943, treize jeunes gens originaires de Ballersdorf dans le Haut-Rhin furent fusillés à la carrière pour avoir refusé leur incorporation dans la Wehrmacht et tenté de quitter la zone annexée.

Les autres exécutions

On estime, sans pouvoir avoir de certitude, qu'environ 400 personnes ont été exécutées dans le camp ou ses abords, alors qu'elles n'étaient pas déportées du KL.

Ainsi, le sergent Habgood, aviateur anglais, a été exécutés dans la baraque crématoire après le crash de son avion près d'Otrott. La découverte de la gourmette en argent dans la fosse aux cendres du camp en août 2018 confirme que son corps a été brûlé dans le four crématoire après son exécution.