Le Prix Ilan HALIMI pour le Jardin de la mémoire et des droits de l’Homme

L’Association Regards d'enfants a reçu le Prix Ilan HALIMI pour le Jardin de la mémoire et des droits de l’Homme à Rothau.

Le mercredi 13 février 2019, le Premier ministre, M. Edouard PHILIPPE, a remis pour la première fois le prix Ilan HALIMI. Ce prix national a été lancé le 1er octobre 2018 par Françoise NYSSEN, ministre de la Culture, afin de lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Il récompense les collectifs de jeunes de moins de 25 ans, qui par des actions créatives, s’engagent dans la lutte des préjugés et stéréotypes racistes et antisémites.

Inauguré en 2017, le Jardin de la mémoire et des droits de l’Homme à Rothau est un espace ouvert au partage, permettant de sensibiliser les jeunes à la tolérance et au respect grâce à différentes réalisations ludiques mises en place. Il se trouve à côté de la gare par où sont arrivés les déportés du KL-Natzweiler. Ce sont Paul Miclo, Zacharia Dadouch, Juliette Petit et Hamida Bellia, des collèges Frison-Roche de La Broque et Grégoire-de-Tours de Marlenheim qui ont présenté leur projet, accompagnés de Brigitte Kahn, présidente de l’Association Regards d’enfants et de Sandrine Dadouch, professeur d’allemand au collège de Frison-Roche. Le Centre européen du résistant déporté est partie prenante de cette initiative. Nous remercions les jeunes qui s’investissent dans ce projet, le font vivre au quotidien et les félicitons chaleureusement pour ce prix.

Paroles de collégiens, extrait du communiqué de presse de l'Association Regards d'enfants :

« Le fait d’avoir travaillé pendant 2 années scolaires sur la tolérance et le respect, d’avoir pris conscience qu’il est important de lutter contre les discriminations et la haine nous a beaucoup changé. Nous sommes devenus plus responsables, non seulement au collège mais aussi à la maison en faisant partager notre expérience à la famille et aux autres copains pour qu'eux aussi défendent les valeurs de tolérance et de respect de l’autre et ne restent pas indifférents lorsqu'ils sont témoins de discriminations. Nous nous sommes donc engagés à devenir des Ambassadeurs auprès d’autres élèves d’écoles élémentaires.
Cela nous semblait un moyen concret pour continuer notre lutte contre les préjugés, les stéréotypes, et l’oubli des horreurs passées.
Nous voulions agir ! »